Mars 2016 – Le couvent de la Flagellation de la ville sainte accueille un nouveau musée

 
 

Du site du Christian Media Centre 

Depuis la mi-mars 2016, Jérusalem abrite un nouveau musée dans les murs de la vieille ville, au couvent de la Flagellation. Il s’agit du « Terra Sancta Museum – Via Dolorosa », la section multimédia d’un projet ambitieux qui implique la construction d’ici 2017 de deux autres branches, dédiées au patrimoine archéologique et historique

MANUELA PEGORARO | Chef de projet du Terra Sancta Musée – Via Dolorosa / ATS
« Ce musée s’adresse en particulier aux pèlerins qui viennent ici et veulent savoir ce qu’est la Via Dolorosa, comprendre son emplacement, car elle est située maintenant au cœur du marché de la ville, et avec cette présentation multimédia en 15 minutes, un pèlerin, mais aussi un visiteur lambda, peut comprendre où il est et où tout a commencé. »

Le projet est parrainé par la Custodie franciscaine en collaboration avec divers partenaires, locaux et étrangers, avec pour objectif d’attirer l’attention sur la Terre Sainte, sur le patrimoine artistique, religieux et historique qui y est conservé, en prenant pour point de départ la Via Dolorosa, le Chemin de Croix à Jérusalem.

P. EUGENIO ALLIATA, ofm | Directeur du Musée archéologique – Studium Biblicum Franciscanum
« Nous sommes dans l’ancienne tour Antonia, qui a été détruite par les Romains au cours de la guerre judéo-romaine en 70 et qui depuis n’a pas été reconstruite. Les pèlerins depuis des siècles ont désigné la forteresse Antonia comme le lieu du prétoire. Tous se rendent en ce lieu où nous nous trouvons pour commémorer la condamnation de Jésus Christ, lorsque Jésus commence à porter sa croix en direction du Calvaire. »

GABRIELE ALLEVI | Muséologue
« Ce qui est extraordinaire est que l’endroit où nous avons installé la présentation multimédia est aussi le lieu où sont venus à la lumière des découvertes archéologiques, cette présentation est émouvante car elle s’intègre dans un lieu d’une grande valeur historique et archéologique. »

GIOVANNI TORTELLI | Architecte
« Dans ce lieu, le pèlerin pourra vraiment réaliser le chemin et les étapes parcourues à travers l’histoire, à travers justement ces signes que sont ces pierres placées au centre de cet espace. C’est au travers tous ces restes de diverses architectures du temps d’Hérode, d’Hadrien, ou des croisés, que tous seront amenés à comprendre comment a évolué l’histoire de ce lieu et de cette ville. »

L’expérience proposée par le musée n’est pas seulement réservée aux pèlerins : si d’une part le musée offre la possibilité de s’immerger dans les événements de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus, il apporte d’autre part une perspective historique et artistique sans précédent de la ville, grâce à un travail colossal de recherche et à l’exploitation de sources historiques et littéraires.

GABRIELE ALLEVI | Muséologue
« Les lieux de culte chrétiens sont des lieux qui appartiennent en toute légitimité à l’identité de la ville de Jérusalem. Aujourd’hui, pour tous les touristes, pour tous les résidents, quelle que soit leur religion ou leur culture, ces lieux font partie intégrante de leur identité et donc je pense qu’il est important pour un résident, un citoyen ou un touriste de visiter ces lieux tout en connaissant leur origine, leurs racines historiques et culturelles. »

La visite, accessible en 8 langues différentes, dure 15 minutes et est divisée en trois parties alliant l’expérience multimédia avec celle plus concrète du site archéologique.

CHARLOTTE TAMSCHICK | Directeur Création – Tamschick Media + Space
« La modalité de présentation est très spéciale parce que ce n’est pas le format d’un musée classique : il y a une combinaison de lumière, de son et de projections qui aident les visiteurs à trouver un moyen de mieux comprendre l’histoire. C’est un support de narration très émotionnel. »

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