7 Octobre 2026

Enabel soutient l’avenir durable du Terra Sancta Museum Art & History

de CECILIA FRATERNALE
L’équipe d’Enabel en discussion à la Custodie.

Au cœur de la stratégie environnementale du futur Terra Sancta Museum se trouve un principe simple : travailler avec le bâtiment historique plutôt que le transformer. Cette approche est menée par Perrot & Richard avec l’ingénieur Gildas Geffroy, dont la mission est de mettre en œuvre le système de ventilation le plus adapté et de déterminer ainsi comment maintenir un environnement stable.

Le point de départ est le bâtiment lui-même. Le suivi réalisé au cours des quatre saisons, à l’aide de neuf capteurs intérieurs et d’un capteur extérieur de référence, a fourni environ 370 jours de données sur la manière dont les espaces historiques réagissent à leur environnement. Les résultats montrent une remarquable inertie thermique : les variations quotidiennes de température sont d’environ 1 °C à l’intérieur, contre environ 6 °C à l’extérieur.

Ces résultats confortent une approche fondée sur le fonctionnement environnemental existant du bâtiment, en privilégiant une ventilation naturelle contrôlée plutôt que l’installation d’un nouveau climat intérieur au moyen de systèmes techniques lourds. Choisie pour son approche moins invasive et plus écologique, la ventilation naturelle permet de préserver en grande partie le bâtiment historique sans modifier sa structure existante. Bien que cette méthode soit moins couramment utilisée en dehors de l’Europe, elle a été délibérément choisie pour le futur musée. La gestion de la relation entre l’environnement intérieur et extérieur est donc essentielle pour préparer les espaces historiques à leur future fonction muséale.

Le 10 août 2026, des représentants d’Enabel, de la Custodie de Terre Sainte, de l’équipe de supervision et de l’entreprise chargée des travaux se sont réunis au couvent Saint-Sauveur pour une visite de chantier marquant le début d’une nouvelle phase dans le développement du futur Terra Sancta Museum Art & History.

À la suite d’un appel d’offres, le projet de 150 000 €, financé par la coopération belge à travers Enabel Palestine, soutiendra des travaux visant à améliorer les conditions environnementales du futur musée. L’intervention porte notamment sur la construction d’un nouveau puits de lumière dans la salle 4, l’un des espaces historiques qui feront partie du musée.

Bien que l’intervention puisse apparaître comme un travail architectural spécifique, elle répond à une exigence fondamentale du futur musée : créer les conditions nécessaires à la conservation et à la présentation de collections précieuses dans les espaces historiques de Saint-Sauveur. Le nouveau puits de lumière contribuera à réguler la relation entre les espaces muséaux et l’environnement extérieur, favorisant des conditions climatiques intérieures plus stables et un environnement adapté aussi bien aux collections qu’aux visiteurs.

Le projet constitue ainsi l’une des nombreuses mesures techniques et de conservation nécessaires pour transformer les espaces historiques de Saint-Sauveur en un musée capable de préserver et de présenter les collections de la Custodie.

L’équipe d’Enabel effectuant une visite de reconnaissance.
Les travaux du puits de lumière en cours.
Une vue plus lumineuse après l’installation du puits de lumière.
Un ouvrier sur le toit.

Le projet s’inscrit dans la longue histoire de coopération entre la Belgique et la Palestine, établie en 1997. À travers Enabel, la Belgique soutient l’éducation et le développement des compétences, renforce les autorités locales et les services publics, favorise le développement économique et contribue au développement de villes durables. Enabel soutient également la régénération économique des centres historiques des municipalités locales, inscrivant la revitalisation du patrimoine dans une vision plus large du développement local durable.

C’est dans ce contexte plus large que prend forme le futur Terra Sancta Museum Art & History, au sein de l’historique couvent Saint-Sauveur, au cœur de Jérusalem. Le musée s’inscrit dans un patrimoine vivant qui reflète l’histoire et la diversité culturelle de la Palestine, et son ouverture créera un nouveau point d’accès à ce patrimoine pour les visiteurs, les communautés locales, les étudiants et les générations futures. Le soutien apporté au Terra Sancta Museum constitue donc une expression concrète de l’engagement de la Belgique, à travers Enabel, en faveur de l’accessibilité du patrimoine et de la vie culturelle de la Palestine. En investissant dans les infrastructures nécessaires à la préparation du musée, le projet contribue à créer les conditions permettant à ce patrimoine d’être partagé, vécu et transmis.

Pour le Terra Sancta Museum, ce partenariat montre comment la coopération internationale peut contribuer non seulement à la sauvegarde du patrimoine culturel de Jérusalem, mais aussi à rendre l’histoire et la culture palestiniennes plus accessibles au public. L’investissement de 150 000 € soutient des travaux qui resteront peut-être largement invisibles aux futurs visiteurs, mais qui seront essentiels à leur expérience : des collections conservées dans des conditions appropriées, des espaces historiques rendus à la vie et un musée capable d’accueillir les communautés locales, les pèlerins et les visiteurs du monde entier.

Le Terra Sancta Museum prend forme sur ces fondations. Des partenariats tels que celui-ci montrent comment les investissements dans les infrastructures patrimoniales peuvent contribuer à transformer un bâtiment historique en un musée vivant, en préservant le passé tout en le préparant à être partagé avec les générations futures. Le soutien continu de l’Union européenne et de pays comme la Belgique sera essentiel pour mener à bien ce projet ambitieux.

Operai sul tetto.
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